Augustin Lesage : un peintre spirite hors norme

11 Feb 2018

 

Née à Saint-Pierre-Lez-Auchel en 1876, Il perd sa petite soeur Marie âgée de 3 ans alors qu’il n’en a que 7. Il commence à travailler à la mine dès 14 ans, sa mère meurt d’un cancer de la lèvre. A 20 ans, il fut immobilisé pendant 4 ans dans des régiments de Dunkerque et Lille. En 1911, à l’âge de 35 ans, alors qu’il travaille au fond de la mine dans une minuscule galerie, il entend un énorme grondement venu de nul part et une "voix" lui dit: "un jour, tu seras peintre". Il fut effrayé car bien entendu il est mineur de fond et ne connaît rien à l’art, craignant d’être pris pour un fou, il n’en parla à personne, même pas à sa femme.

 

Un an plus tard, c’est la grande époque du spiritisme dans le milieu populaire, il se laisse convaincre par quelques amis de participer à une séance organisée par un guérisseur (Jean Béziat dit "le guérisseur d’Avignonet"). Lors de cette séance, sous l’impulsion de ce qu’il pense être l’esprit de sa sœur, il commence ses premiers dessins automatiques puis des messages par écriture automatique: "les voix que tu as entendues sont une réalité, un jour tu seras peintre !".

 

 

 

Quelques temps plus tard, il reçut ce message : "soit sans crainte, suis bien mes conseils, oui un jour tu seras peintre et tes œuvres seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule au début. Ce sont nous qui guiderons ta main. Ne cherche pas à comprendre. Surtout, suis bien nos conseils. Tout d’abord, nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et des couleurs que tu iras chercher chez Mr. Poriche à Lillers. Tu trouveras chez lui, ce qu’il te faudra".

 

Il s’exécuta, passa commande et reçu par erreur une grande toile de 9m2, commandée par un ami alors qu’il en voulait une petite pour débuter. Il souhaite alors la découper mais un message s’y oppose : "ne découpez pas la toile, elle se réalisera, tout s’accomplira. Suis nos instructions et nous la remplirons dans la perfection. Mets toi à la peinture".

 

C’est alors qu’il débute sa première toile monumentale, il y travaille tous les soirs après 12h dans la mine, lorsqu’il peint sa fatigue s’évanouit, il est dans une sorte d’extase ! Il attend, rien, puis d’un coups sa main s’anime et sans esquisser le moindre plan préparatif, elle commence à travailler dans un petit coin, millimètre par millimètre, dans une lente progression de gauche à droite, telle le ferait une imprimante. Sa pièce de vie est si petite, qu’il ne peut dérouler sa toile en entier et avoir une vue d’ensemble de ce qu’il fait, il la déroule alors progressivement et peint. Lorsque nous regardons la toile, nous sommes stupéfaits de la symétrie parfaite de cette toile (image en entête).

 

 

 

En 1913, atteint d’emphysème, il quitte la mine et va se découvrir un don de guérisseur, pendant quelques temps il ne peint plus et consacre son temps à ses patients. Très vite les médecins locaux le traduisent en justice pour exercice illégal de la médecine. 30 personnes viennent témoigner à son procès dont il sera acquitté (1914), il soignera même le président du tribunal.

 

En 1921, Jean Meyer (directeur de la revue Spirite) devient son mécène, ce qui permet à Augustin de quitter définitivement la mine en 1923. Il entame donc une carrière de peintre professionnel et rencontre l’égyptologue "Meret" et découvre la peinture égyptienne. Adepte de la réincarnation, Augustin Lesage croit avoir été un ouvrier des pyramides. En 1922, il aurait été averti par les esprits "lorsque tu peindras la moisson des blés en Egypte, ton voyage vers le Nil sera proche".

 

C’est en 1937 qu’il peint "la moisson en Egypte", lors de sa réalisation, ses "guides" lui disent qu’il retrouvera la même fresque lors d’un voyage en Egypte. Effectivement en 1939, l’occasion d’un voyage en Egypte lui est proposé. Là-bas, on l’invite lui et ses amis à visiter la tombe d’un égyptien prénommé "Menna" (un des scribe de Toutmosis IV), le guide présente une fresque qui vient juste d’être découverte, à ce moment là aucune reproduction n’existe donc, personne ne la connaît, sauf Augustin stupéfait de voir parmi cette fresque sa scène de "la moisson en Egypte" peinte par ses soins 2 ans auparavant cette découverte ! Augustin Lesage est alors persuadé qu’il s’agit d’une scène qu’il a peint durant une vie précédente alors qu’il était ce "Menna". Il continuera à peindre des centaines d’œuvres chargées de symboles religieux de toutes origines (principalement venant d’Egypte mais aussi des motifs chrétiens et quelques références à l’Art du Moyen Orient).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources :

 

Titre : La peinture médiumnique d'Augustin Lesage

Auteur : Jean-Maximillie de La Croix de Lafayette

Editions : Lulu

 

Titre : Augustin Lesage, peintre-médium

Auteur : Marie-Christine Victor

Editions : Jean-Louis Victor

 

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