L’Hypercube cosmique ou le déploiement de la conscience I

4 May 2018

 

 

  Il est de commune mesure de considérer le phénomène de la conscience uniquement à travers des études abstraites, dans lesquelles la conscience est analysée sans lien aucun avec son environnement, ni aucunes attaches qu’elle peut entretenir avec son espace d’expression. Nous postulons qu’il ne peut exister de conscience sans espace et que son existence même en découle. Autrement dit, toute conscience s’ancre dans un réseau spatial qui s’étage sur plusieurs couches de réalité et plus ce réseau est volumineux, plus la conscience prend conscience de sa propre existence et de ce qui l’environne. Nous devons considérer que la conscience est un volume, et à notre échelle de la réalité, la conscience est une sphère contenant de multiples plans du réel en sphères concentriques.

 

   Le réel est tout ce qui existe, quant à la réalité, elle englobe l’ensemble des expériences vécues au sein du réel par un organisme vivant. Il y a donc un réel, et plusieurs réalités. Or, aucune conscience ne pourrait exister sans un substratum sous-jacent au phénomène de la conscience. De même que l’espace est en fait une qualité du temps, la conscience est une qualité de la Présence. Le terme Présence exprime la seule chose réelle et fondamentale qui puisse être, c’est-à-dire le temps présent, ainsi que l’entité qui s’y tient par-delà tous les phénomènes existants. L’accointance entre le temps et la Présence n’est pas anodine, car le déploiement de l’un est simultanément le déploiement de l’autre. Autrement dit, le déploiement de la Présence est une expansion synchronique entre le passé et le futur à partir d’un point de jonction qui ne se tient pas sur notre ligne de réalité, ou du moins chaque présent est un point de conjonction entre ces deux mouvements temporels. Par conséquent, nous devrions inverser la formule « espace-temps » par « temps-espace ». C’est la raison pour laquelle l’espace est une expansion du temps présent au même titre que la conscience est une extension de la Présence en un point donné dans l’espace. 

 

  Une fois ce postulat mis en avant, nous pouvons nous demander quel est le rapport entre l’hypercube et la conscience. Mais avant tout, qu’est-ce qu’un hypercube ?

 

  La dimension d’un espace correspond au nombre de coordonnées nécessaires pour repérer un point dans cet espace. Ainsi, en dimension 1 il suffit d’une seule coordonnée pour repérer un point dans une demi-droite par rapport à l’origine. Dans un plan, un point est repéré par deux coordonnées X et Y dessinant un segment, la dimension 1 apparaît alors comme une demi-droite. La dimension 2 est obtenu par duplication du segment que nous relions entre eux par la suite, ce qui forme un carré. Dans un espace en 3 dimensions, comme le monde dans lequel on vit, il faut 3 coordonnées pour se repérer : X, Y et Z. Dans un espace en 4 dimensions, il faut donc 4 coordonnées : W, X, Y, Z. Ce dont nous sommes en train de parler n’est donc pas du temps mais de l’espace à quatre dimensions, où chaque point est repéré par quatre coordonnées, et dans lequel le temps vient s’ajouter.

 

  Ceci étant posé, qu’est-ce que la quatrième dimension ? Comment l’esquisser ? De quelle manière peut-on l’observer ?

 

  Notre espace étant en 3 dimensions, il n’est pas possible de faire une représentation rigoureuse d’un espace en 4 dimensions. Il n’est pas non plus possible de le dessiner car un tel espace ne fait pas parti de notre monde. Pour autant, en mathématique, nous pouvons formuler cet espace en 4 dimensions et le rendre « visible » par une forme géométrique. Prenons une feuille de papier sur laquelle on repère une demi-droite ayant pour coordonnées X et Y, voici esquissée une dimension 1. Puis, prenons d’autres feuilles munies chacune d’un point de repère, avec une nouvelle coordonnée que l’on nommera Z. Comme sur chaque page d’un livre sur lequel figure un numéro, notre nouvelle coordonnée Z sera à l’image de cette pagination. Un ver de terre qui se trouverait sur la première page et qui traverserait le livre passerait alors d’un plan à un autre. Sur le premier plan, soit notre première feuille, le ver circule avec la coordonnée X et Y au début, mais comme il peut traverser le livre grâce à la coordonnée Z, le ver n’a plus besoin des coordonnées X et Y du premier plan. En d’autres termes, en dimension 2 sur la première feuille, le ver est visible puis il semble disparaître lorsqu’il passe dans le plan Z, qui est de dimension 3. Ce ver passe d’un plan à un autre car sa coordonnée Z évolue. 

 

  A présent, prenons plusieurs livres éparpillés sur une table, chacun possède un certain nombre de feuilles. Une nouvelle coordonnée que l’on nommera W apparaît et renvoie à l’identité d’un livre. Nous constatons que le ver peut se déplacer à volonté sur ces 4 coordonnées : W, X, Y, Z.  Cette nouvelle coordonnée W constitue notre dimension 4. Le ver n’évolue que dans des livres, il ne peut donc pas passer sur la table et rejoindre un autre livre. Il est, comme nous, prisonnier des trois dimensions de l’espace. S’il pouvait évoluer dans la dimension 4, alors il disparaîtrait d’un livre pour se retrouver au milieu d’un autre. Tout comme il disparaissait du plan XY lorsqu’il évoluait selon l’axe Z, ici, il disparaît d’un espace XYZ quand il évolue dans la quatrième dimension W. Par conséquent, nous constatons qu’un être de dimension 4 est capable de se téléporter d’un endroit à un autre : il se retire un moment de notre espace puis réapparait ailleurs, sans qu’on puisse le voir se déplacer. De par notre contingence physique et biologique, nous ne pouvons nous libérer de l’espace en 3 dimensions et nous ne pouvons agir comme le ver de terre que nous venons de décrire.

 

Autrement dit :

 

Le segment, est la base en dimension 1.

Le carré est la figure la plus régulière en base 2 : il est obtenu par duplication d’un segment que nous relions entre eux.

Le cube est la figure de base de la dimension 3 : il est obtenu par deux carrés parallèles qu’on relie point par point.

L’hypercube : il est obtenu par deux cubes qu’on relie de sommet à sommet.

 

De quelle manière se le figurer ?

 

  Lorsque nous regardons un carré depuis un côté, apparaît alors une simple arête : un segment. En regardant un cube depuis un côté, on voit un carré. Dès lors, il faut imaginer qu’un cube n’est simplement que le « côté » d’un hypercube. En faisant tourner (en dimension 4) l’hypercube, on peut voir un autre côté, donc un autre cube. Aussi, tout comme le cube est l’assemblage de 6 carrés, l’hypercube est l’assemblage de 8 cubes. 

 

 

Figure 1 : Hypercube

 

 

  Cependant, sur la figure I, ce que nous pouvons voir est un segment ainsi qu’un carré mais ce n’est pas un cube et encore moins un hypercube. Nous sommes en train d’observer une représentation en 2 dimension (à plat) d’un cube. Pour obtenir un vrai cube, il faut le sculpter et non plus le dessiner. Pour obtenir un visuel de l’hypercube réel, il faut s’y prendre autrement. Nous allons esquisser l’hypercube toujours sur un plan en 2 dimension puisqu’il est impossible de le dessiner, (j’invite les lecteurs à visionner les vidéos disponibles sur internet afin de visualiser l’hypercube réel). La dimension 4 peut être vue comme la forme de plusieurs cubes se succédant et constituant un tesseract. Le seul moyen que nous avons de visualiser la dimension 4 est d’ajouté la constante du temps. Donc, la dimension 4, c’est en fait une forme en 3 dimension qui évolue et change avec le temps. En géométrie, le tesseract est le plus simple des hypercubes : c’est l’équivalent quadridimensionnel du cube. Le tesseract est au cube ce que le cube est au carré.

 

 

 

  C’est de cette manière qu’il nous faut entrevoir la Présence ou, selon le langage des physiciens la Matrice, et des religieux l’Esprit. Pour l’hypercube, nulle dimension extérieure ou intérieure n’existe, nulle dehors ou dedans. Nous voyons en fait l’espace du dedans se déployer au dehors, et vice versa, dans un incessant tournoiement pluridimensionnel. C’est une pure unité. Tel est l’Esprit substratum du réel, c’est un continuum hypercubique qui est sous-jacent à chaque objet que nous percevons à l’extérieur et qui agit en chaque organisme vivant à travers le jeu de la conscience. En fait, la conscience n’existe que dans un espace qui fait figure de stockage de mémoire, ce qui implique que chaque être vivant possédant une conscience est un déploiement structurel de la Présence dans lequel la courbe du temps se dilate de plus en plus. Chaque être vivant est, par conséquent, une divine présence qui actualise au présent la Présence. En d’autres termes, tout ce qui existe est une théophanie divine. L’Univers est antinomique, il est le résultat de la loi de la polarité et c’est la raison pour laquelle l’immanence divine (théophanie) ouvre sur la transcendance. Seule l’idée d’une manifestation de la transcendance dans l’immanence, de l’invisible dans le visible et du caché dans l’apparent, permettra alors de faire droit à la profonde unité du réel, et par là même, d’ouvrir la voie à l’intériorisation d’une telle unité en l’homme via l’introspection de sa propre conscience.

 

  Le déploiement structurel de la conscience suit une courbe logarithmique qui ouvre le temps-espace psychique alors comprimé en un point vers de multiples dimensions exponentielles, jusqu’à atteindre son seuil ultime : la conscience individuelle humaine. Il existe donc de multiples couches intrapsychiques dans lesquelles s’emboitent plusieurs niveaux de consciences qui vont d’une conscience individuelle et singulière à une conscience universelle en passant par une conscience collective ou groupale. Ces trois types de conscience sont en syntonisation avec le déploiement du temps-espace grâce auquel l’Esprit sort de son cocon de manière graduelle et, à mesure que nous nous approchons de la source matricielle des trois consciences, soit l’Hypercube cosmique, il y a contraction du temps-espace jusqu’à leur entière annihilation. Il existe des couches de temps-espace qui vont de notre réalité, dans laquelle l’étendue du temps semble linéaire en allant d’un passé à un futur, à des couches plus profondes où le temps-espace se comprime de plus en plus jusqu’à atteindre le Point qui annihile toute différenciation. Ces couches intrapsychiques sont en syntonisation avec les couches de temps-espace qui se déploient à l’extérieur de nous, c’est-à-dire dans le monde physique. Il y a donc concomitance entre le Point qui annihile toute différenciation physique du temps-espace, connu sous le nom de Singularité Initiale en physique, et le Point qui contracte en une cellule compacte toute l’énergie de notre monde intrapsychique, que les hindous nomment Bindu. A partir de ce Point, le monde extérieur et le monde intérieur se disloquent en deux. Ces deux mondes sont donc homologues et se miroitent l’un l’autre. Ils subissent par ailleurs le même processus de structuration. C’est la raison pour laquelle tous les phénomènes physiques sont de même nature que les phénomènes psychiques. Les mêmes lois agissent sur l’un et l’autre et les commandent. Toute modification d’un état psychique agit donc instantanément sur le monde physique. La lumière permet au Tout de s’agencer, tant physiquement que psychiquement, de manière coordonner et harmonique. Voici un énoncé d’une importance capitale : « parler de conscience c’est parler en réalité de la lumière ». Par conséquent, comprendre la nature de la lumière en physique c’est déceler les secrets de la nature de la conscience. Qui sommes-nous ? De la lumière intelligente.

  

 Cette pensée permet de saisir le dynamisme interne de l’Infini. L’Un « complique » toutes choses : il rassemble en lui le multiple dans son « pli » et, en même temps, il « explique » toutes choses car il se déploie en elles. Seule l’identification de Dieu avec l’Infini, c’est-à-dire avec tout ce qui peut être, permet de comprendre que Un est Tout et que Tout se trouve en Dieu, non pas par accumulation ou addition, mais par complication, ce qui signifie simplification et repli. 

 

  De cette manière, tout reste en Dieu, rien n’est hors de Lui. L’explication ou le déploiement, sont dès lors Dieu lui-même dans sa théophanie. Ils sont un rayonnement multiforme, une diffusion interne par laquelle la nature divine descend d’elle-même en elle-même. Le multiple n’exprime plus une chute hors de l’Un ni une dégradation à partir d’une corruption primordiale. La diversité des êtres « s’explique » à l’intérieur de l’Un-infini lui-même. Il n’y a donc pas création ex nihilo mais irradiation à partir d’un foyer central. Autrement dit : la création est théophanie. Nous sommes des irradiations de l’Infini potentiel du divin. Lors de cette ascension vers notre propre source matricielle, ce Point, les couches de temps-espace se compriment de plus en plus et cela laisse l’opportunité à l’homme de découvrir des réalités cachées. C’est un voyage temporel psychique qui accorde le dévoilement d’un lointain passé par exemple, et qui expose des récits comme un film à cet explorateur du monde intérieur, ou encore les visions d’un futur non réalisé. En réalité, arpenter les couches internes de la conscience permet d’élargir cette conscience dans laquelle bat un noyau irradiant : c’est notre fameux Point. Ici nous pouvons assimiler le Point au Soi, cet Etre divin lui-même qui s’auto-engendre, cette première particule de lumière d’une intensité inconcevable qui a jaillit de la Matrice. Le tesseract rend tangible la fonction intangible du Soi par des formules mathématiques. Le Soi, l’Un, est la présence active d’une force infinie, capable de restreindre sa puissance illimitée en se « contractant » dans les réalités singulières. L’Infini se rend ainsi présent dans le fini de manière restreinte. Le mouvement, dès lors, n’est ni illusion, ni dégradation, mais manifestation du dynamisme infini de l’Un. Chaque singularité se différencie des autres, non pas par le dosage de sa participation à l’Etre, mais par le double mouvement ascendant et descendant du multiple vers l’Un et de l’Un vers le multiple. C’est ce que Nicolas de Cues, le grand philosophe et théologien de la fin du Moyen-Age, exprime en recourant au couple « complicatio-explicatio ». Entendons, par ces mots, ce qui se « plie » et se « déploie » tour à tour. 

 

« Dieu est complicatio parce qu’il lui appartient de rayonner comme explicatio. »

Nicolas de Cues

 

  Tous les phénomènes Psi découlent de la nature hypercubique de la conscience. Afin de mieux comprendre certains de ces phénomènes à travers le nature de la conscience, nous pouvons nommer l’ubiquité, appelée également « bilocation » c’est à dire qu’une personne est physiquement à deux endroits en même temps ; ou encore la téléportation signifiant le déplacement instantané d’une personne d’un point à un autre. Ces deux facultés sont donc naturelles et apparaissent à un certain niveau de conscience, une conscience plus détendue et plus élevée, où l’intrication temps-espace change de rapport et devient plus concis, plus malléable. 

 

  Lorsque nous passons par l’Hypercube cosmique agissant au cœur de notre conscience et dont le mouvement est non linéaire, alors tous les miracles sont possibles. Nous avons tendance à toujours chercher au dehors ce qui est déjà présent au dedans, ainsi nous désirons acquérir une technologie capable de rendre ces phénomènes tangibles à travers des objets mécaniques, alors qu’au sein de notre psychisme, nous possédons des facultés endormies.     

 

 Nous devrions percevoir autour de nous des empreintes de l’Hypercube cosmique, des marques qui laisse entrevoir son existence métaphysique. La première empreinte visible est celle du Temps lui-même, ou plutôt c’est la marque de son énergie qui s’inscrit au cœur de toute morphogénèse de la matière vivante et non vivante. Cette marque n’est autre que la spirale de Fibonacci ou spirale logarithmique. L’astrophysicien russe Nikolai A. Kozyrev (1908-1983) a découvert qu’une source d’énergie de nature temporelle et spiralée structurait l’ensemble de l’Univers. Un jour, alors qu’il méditait sur les mystères de l’Univers et prêtait attention à toutes les formes qui existaient, il eut un éclair de génie. Il constata nombre d’organismes différents présentant des signes d’asymétrie et / ou de croissance en spirale et sous-tendant la structure des plantes, des insectes, des animaux et des hommes. Selon lui, il ne pouvait exister qu’une puissance unique pouvant agir de cette manière et créer ces phénomènes. Kozyrev a théorisé par la suite le fait que la direction de la croissance en spirale d’une coquille était déterminée par la direction d’un flux constant et identique en toutes choses. Il devait y avoir, selon lui, une zone « quelque part » dans le temps-espace dans laquelle le flux d’énergie spiralé imprégnerait, codifierait et agencerait tout ce qui existe, y compris la psyché. Tous les êtres vivants, ainsi que la matière physique, proviennent de ce flux d’énergie qui est en fait une torsion dynamique du temps créant des ondes électromagnétiques. La psyché s’inscrit dans le même processus, par conséquent, l’arpenteur des dimensions intérieures parcourt cette torsion dynamique du temps tel un véhicule de transfère. 

 

  Les chercheurs russes ont associé l’énergie des champs de torsion à l’énergie de la gravité, et ont déterminé qu’un gyroscope qui vibrait, chauffait ou conduisait de l’électricité réduisait considérablement son poids lorsqu’il était tourné dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, alors qu’il restait inchangé lorsqu’il était tourné dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce phénomène est dû à un effet anti-gravitationnel causé par la direction de la rotation. Comme nous l’avons compris, la conscience n’est autre que du temps et de la lumière qui laisse l’empreinte de son passage sur la matière. Cette matière s’assimile à une étendue qui se présente chez chaque individu comme un corps. Ainsi les champs de torsion de certaine configuration spatiale ou corporelle peuvent être « enregistrée » lorsqu’ils suivent le sens giratoire du mouvement. Par conséquent, le sens giratoire de la conscience peut être observé en étudiant la configuration biologique du corps humain. Cela nous permet d’appréhender les phénomènes Psi telles que la télékinésie ou encore la psychokinèse qui s’expliqueraient par une inversion du sens giratoire de la conscience. En effet, Kozyrev a constaté que la conscience affectait la densité du temps, et que c’étaient nos pensées qui en étaient à l’origine. Donc, le canal du temps qui organise différente couche de champs de torsion serait la voie qu’emprunte la conscience pour voyager à travers toutes les sphères intrapsychiques. Une des conséquences de ces analyses est que la conscience ne tirerait pas ses origines d’une physiologie mais proviendrait d’un système « non-local » où régnerait les champs de torsion. Ainsi, les champs de torsion opèrent de manière holographique, logarithmique et fractale. Le Soi est donc la source de ces champs de torsion. 

 

 

  Les cristaux et les minéraux sont un excellent support d’imprégnation de l’Hypercube cosmique au sein de la matière. À l’échelle microscopique, la plupart des cristaux sont constitués d’atomes qui sont arrangés sur un réseau périodique, c’est-à-dire suivant des motifs qui se répètent comme des nœuds sur un filet de pêche. Cette structure géométrique particulière au niveau atomique, induit souvent un comportement singulier à notre échelle. L’un d’entre eux va particulièrement attirer notre attention. En effet, en l’étudiant de plus près, l’énergie de l’Hypercube cosmique apparait comme un sculpteur de forme, il s’agit de la pyrite. Du point de vue macroscopique, les cristaux de pyrite prennent souvent des formes dodécaédriques aux faces pentagonales appelées pyritoèdres. Le nom de ce minerai provient du grec pyritès, littéralement « pierre à feu ». Dioscoride, en l’an 50 de notre ère, fut le premier à l’avoir désigné ainsi parce que des étincelles provenant des chocs de ce minerai se produisaient. Lorsque l’on met en contact